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07/01/2011

La médiathèque: Mille ans de livres

Les manuscrits

Avant l’invention de l’imprimerie, les livres étaient écrits à la main. C’étaient des manuscrits.

Redimensionnement de P1090377.JPGLes pages étaient du parchemin, c’est-à-dire de la peau de mouton, de veau ou de chèvre.

La peau était rasée, nettoyée puis pressée pour qu’elle ne s’enroule pas et devienne plane. Le parchemin était ensuite découpé en feuilles cousues par paquets pour donner un cahier.

Les cahiers étaient superposés sur un support horizontal contre des nerfs qui étaientRedimensionnement de P1090327.JPG fixés verticalement et régulièrement espacés. Les cahiers étaient cousus aux nerfs sur la tranche.

Les couvertures étaient faites avec des planchettes de bois recouvertes de cuir et avec parfois des pierres précieuses.

Les manuscrits étaient stockés à l’horizontal pour presser les pages. Des boucles en cuir, les oreilles, permettaient de les tirer de la pile.

Jules, Friedrich, Mathéo et Sonny

 

L’encre

Au Moyen Age, la couleur sur les livres pouvait être :

d’origine végétale:

  • La couleur noire pouvait être faite à partir de la galle du chêne qu’on broyait pour obtenir une poudre noire.
  • Avec la racine de garance, on obtenait un pigment rouge vif.

d’origine minérale:

  • Pour obtenir du bleu, on pouvait broyer le lapis-lazuli qui est une pierre semi-précieuse.

d’origine animale

  • La cochenille, un insecte, permettait d’obtenir du rouge. On l’utilise encore pour colorer le jambon blanc. 

d’origine chimique

  • L’oxyde de plomb ou minium était utilisé pour faire du rouge-orangé qui devient noir à l’air. Il est toxique.

Pour mieux fixer la couleur, ils utilisaient un liant à base de blanc d’œuf ou de poisson.

Alexandre, Brendan, Jeanne et Tiffany

  

Le travail des moines-copistes

Les manuscrits étaient recopiés par les moines-copistes. Ils travaillaient dans le scriptorium du monastère ou de l’abbaye durant le jour car les bougies étaient interdites la nuit: Elles auraient pu enflammer les livres. Ils utilisaient une plume d’oie pour écrire et parfois des coquillages comme récipients.

Redimensionnement de enluminure.jpgCopier un livre durait de trois à six mois. Les livres étaient en latin. Il y avait peu de ponctuation. Les moines faisaient des raccourcis et utilisaient des symboles.

Une enluminure est un dessin qui sert à rendre plus vive la page écrite en latin. Pour réaliser l’enluminure, le moine prévoyait l’espace suffisant car l’enluminure était faite après que le texte soit écrit.

Peindre l’enluminure durait environ 12 h car il fallait 6 à 7 couches de peinture.Redimensionnement de P1090330.JPG

Pour la rendre, lumineuse, on pouvait utiliser de la feuille d’or.

Les livres cisterciens de l’abbaye de Clairvaux avaient des enluminures monochromes. Il était interdit d’utiliser plusieurs couleurs pour éviter aux moines d’être distraits. Les vitraux de l’abbaye étaient également monochromes.

Gildas, Léa, Pierre et Raphaël

  

L’invention de l’imprimerie

Vers 1450, Gutenberg contribua à développer l’imprimerie.

Les caractères mobiles étaient placés les uns à côté des autres pour obtenir des mots puis des phrases. Pour imprimer correctement les textes, les caractères à encrer étaient gravés à l’envers.

Les incunables sont des livres qui datent du début de l’imprimerie : 1450-1500.

Troyes a été la première ville à fabriquer du papier en France. Les moulins à papier y ont été construits dès le 14ème siècle. Le papier a donc remplacé peu à peu le parchemin.

Jean-Philippe et Thomas

  

La 1ère bibliothèqueRedimensionnement de P1090334.JPG

Elle fut créée au 12ème siècle, dans la Collégiale Saint-Étienne du Palais des comtes de Champagne qui était située sur l’actuelle place du Préau.

Grâce à cela, la médiathèque est la première bibliothèque moyenâgeuse.

Pierre-Marie et Dean

  

La 1ère bibliothèque publique

Le chanoine Jacques Hennequin (1575-1661) était professeur de théologie aux écoles de Sorbonne à Paris.

En 1651, il a donné ses livres (4680 ouvrages) au couvent des Cordeliers (devenu la prison au 19ème). Ces livres ont été entreposés dans la salle du 1er étage du couvent. Celle-ci était ouverte 3 jours par semaine au public. L’utilisation de la bougie y était interdite.

Elle a été la 1ère bibliothèque ouverte au public.

Baptiste et Lilian

 

  La 2ème bibliothèque publique

A la Révolution, les livres des religieux et des nobles ont été confisqués et rassemblés dans l’abbaye Saint Loup qui deviendra la 2ème bibliothèque publique.

Avant la numérisation, pour emprunter un livre, il fallait chercher sa cote sur une fiche rangée dans la layette, puis remplir un fantôme (coupon). Ensuite, on le donnait au chef de salle qui le transmettait à la réserve. Il était déposé à la place du livre emprunté.

Valentine et Elise

  

  La Bibliothèque bleue

Au 16ème siècle, des imprimeurs ont décidé de fabriquer des livres qui n’étaient pas de bonne qualité pour les vendre moins chers.

La couverture était faite à partir de papier bleu qui servait pour l’emballage des pains de sucre. Ce sont les livres de la Bibliothèque bleue.

Pour les illustrations, l’imprimeur réutilisait des plaques déjà gravées pour faire des économies. Les dessins étaient gravés à l’envers sur du bois afin que, quand on les imprime, ils soient à l’endroit.

Il y avait des livres sur tous les thèmes : religion, contes, romans, poésies, cuisine, plantes, histoire, abécédaires, etc. Ceux-ci étaient distribués par les colporteurs qui vendaient aussi des fils, des rubans, des images, etc.

Beaucoup de personnes ne savaient pas lire. Ces livres étaient certainement lus par une personne lors des veillées.

Ils ont été fabriqués jusqu’au milieu du 19ème siècle.

Arthur, Louis et Rémy

 

 La Grande salle

La Grande salle mesure 65m de long et abrite 47 000 livres imprimés du 16ème au 19ème siècle.

Redimensionnement de P1090348.JPGLes livres sont rangés par sujet et par ordre alphabétique. La cote du livre comporte le n° de travée, de rayon, etc.

Les plus petits livres sont rangés en haut car ils sont plus faciles à prendre. Redimensionnement de P1090345.JPG

Cette Grande salle est la reproduction de l’ancien dortoir des moines de l’abbaye de Saint Loup. La température et le taux d'humidité doivent être constants. Il doit faire entre 18 et 20 degrés. Si l’air est trop humide, des moisissures et des vers abîment les livres. S’il fait trop sec, le cuir casse. Quand les livres sont trop abîmés, on les attache avec une sangle.

Dans la Réserve précieuse, se trouvent 1700 manuscrits du Moyen Age.

Cécile, Julie, Laura et Lauriane





20:01 Publié dans CM2 | Lien permanent | Commentaires (0)

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